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Archives de Tag: la gardienne de l’oméga

Le tome 4 en poche, c’est aujourd’hui

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Bonjour chers tous, 

Le jour J est arrivé. 

La gardienne de l’oméga sort aujourd’hui, 3 décembre 2014 en format Poche aux éditions: 

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Je souhaite une bonne lecture à celles et ceux qui attendaient cette publication pour le découvrir.

Et je vous embrasse… tendrement, comme toujours.

Angela

 
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Publié par le 3 décembre 2014 dans La gardienne de l'Omega

 

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La Société tome 4 en poche

Bonjour chers tous, 

La voici, la voilà, la nouvelle couverture du tome 4 de la Société.

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Sortie officielle le 3 décembre 2014

 
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Publié par le 7 octobre 2014 dans La gardienne de l'Omega

 

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La gardienne de l’oméga en poche.

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Bonjour chers tous,

Cette fois, ça y est, la date de sortie officielle a été rendue publique.

La Gardienne de l’oméga sera disponible en livre de poche  le :

3 décembre 2014.

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Pour pouvez d’ores et déjà le pré commander sur Amazon notamment.

Je vous embrasse… tendrement comme toujours

Angela

 
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Publié par le 22 juillet 2014 dans La gardienne de l'Omega

 

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La Gardienne de l’Oméga, Amandine pour Place to Be

Dire que j’attendais ce 4e opus comme le Messie est un doux euphémisme. La Société est la seule série érotique dont je ne me suis pas lassée au fil des tomes.

Ici, nous suivons Lou, la gardienne de l’oméga. C’est elle qui enquête sur chaque client de la Société, sur chaque intervenant ou employé. Elle sait tout sur tout le monde, elle traque, suit, vole des informations pour le compte de la Société. En somme, elle est redoutable. Elle est un jour appelée par Alexis et Jacques afin de trouver la personne qui a infiltré la Société. Lou commence alors son investigation et devient par nécessité la secrétaire d’une grande agence de mannequins qui, selon ses recherches, sert à caster des jeunes femmes pour le compte d’un réseau de prostitution haut de gamme qui démarche les clients de la Société. Elle est prête à tout à tout pour déjouer les plans de sa nouvelle patronne, mais ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est de tomber sous le charme de Liam, le fils de celle-ci. Lou à n’a jamais pris de temps pour elle, pour sa vie sentimentale, mais là elle se prend au jeu alors que tout est basé sur un mensonge…

Le style d’Angela Behelle s’est vraiment affiné de tome en tome, et elle nous prouve encore ici qu’elle n’a pas fini de se perfectionner. C’est fluide, simple, mais empli d’une grande sensualité. L’auteure n’est jamais vulgaire ou crue, non, elle sublime les scènes de sexe par des mots choisis avec soin et perspicacité. Ce tome est un peu plus soft que les tomes précédents, car hormis la sodomie, les pratiques des protagonistes sont pour le moins banales, mais toujours empreintes d’une grande beauté. Alors si le sexe est un peu moins présent ici, c’est parce que l’auteure nous offre une très belle intrigue. Elle prime sur la sexualité des personnages. En effet, comme se plaît à le dire Angela Behelle, ses livres ne sont pas une histoire de sexe, mais une histoire avec du sexe, et elle nous le prouve par A plus B dans La gardienne de l’oméga. L’intrigue est très bien construite et approfondie, et jusqu’à la fin je me suis demandée comment Lou allait résoudre le problème. Je ne me suis pas doutée un seul instant de la direction qu’allait prendre le roman, ce qui, je trouve pour une romance érotique, est un point très appréciable et assez rare pour être souligné.
Lou est une jeune femme forte, déterminée à mener sa mission à bien quoiqu’il lui en coûte sur le plan personnel. Elle est prête à souffrir pour ne pas décevoir les personnes qui ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Oubliées les jeunes femme cruches et niaises au possible que l’on peut trouver dans tous les romans du genre qui pullulent, et je dois avouer que ça fait un bien fou. Elle est intelligente, bien dans sa tête et dans son corps. Elle assume totalement sa féminité tout en gardant la classe qui fait la réputation de la Société.
Liam est, quant à lui, un garçon passionnant avec plusieurs facettes, il nous surprend tout au long du roman. Sur lui, je ne vous en dirai pas plus car j’aimerais que, comme moi, vous preniez plaisir à découvrir sa personnalité complexe et attachante. Mais une chose est sûre, il est impossible qu’il vous laisse indifférente car là aussi, on est loin des Gideon Cross ou autre monsieur Grey, et c’est tellement appréciable que cela n’a rendu le livre que plus succulent.

La suite sur :

http://place-to-be.net/index.php/litterature/romances/erotique/85-la-societe-tome-4-la-gardienne-de-l-omega-ecrit-par-angela-behelle

 
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Publié par le 2 août 2013 dans Chroniques

 

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Extrait

Malgré la pluie et le froid de cette fin janvier, les Champs-Élysées attirent toujours autant de monde. Je remonte l’avenue en prenant garde aux voitures qui ont tendance à frôler ma moto. Depuis le temps que je la voulais, ma Kawasaki Ninja, je n’ai pas envie qu’on me la démolisse si vite.

Lassée de devoir me montrer trop vigilante, je donne un coup d’accélérateur. Il ne doit pas être loin de 23 heures et je mets toujours un point d’honneur à être ponctuelle aux rendez-vous. Je fais le tour de l’Arc de triomphe et je m’engage rapidement sur l’avenue Foch. Ici, tout est plus calme, plus feutré, la bourgeoisie dort paisiblement.

Je prends la première à droite jusqu’à la rue suivante. La grille bordant l’hôtel particulier de Paul Peyriac est ouverte. Je reconnais la Porsche d’Alexis ainsi que la puissante Mercedes de son père. Je ne peux m’empêcher de me demander ce que me valent une telle convocation et surtout, le retour de Jacques Duivel de New York.

Forcément un truc important !

— Ton nouveau jouet ?

La voix grave et nette d’Alexis dans mon dos me surprend tandis que je descends de mon engin.

— Pas mal, n’est-ce pas ?

— Pour qui aime le risque, oui !

Je réprime un sourire et je me tourne vers lui. Alexis Duivel attend, les mains dans les poches, le regard sombre. Je désigne sa Porsche voisine.

— Tu crois que c’est moins dangereux ?

— Tout dépend de l’usage qu’on en fait.

J’enlève mon casque et je dénoue mes cheveux qui dégringolent sur mes épaules. Alexis m’observe avec cet air qui n’appartient qu’à lui.

— Tu as changé de parfum.

— Je change de parfum comme je change d’humeur ou d’apparence.

— C’est bien pour ça que tu es là ce soir, sourit-il, satisfait de ma réponse. Nous t’attendions avec impatience, Lou.

D’ordinaire, Alexis est avare de ce genre de propos. Aussi l’étonnement et une vague inquiétude me gagnent pendant que je lui emboîte le pas dans le hall de la maison de Paul Peyriac.

Officiellement à la retraite des éditions éponymes, Paul est par ailleurs l’un des fondateurs de la Société. Son avis compte énormément pour le président actuel, Jacques Duivel, le père d’Alexis. À eux trois, ces hommes sont la tête pensante de l’organisation et à ce titre, mes patrons. J’ai la chance d’avoir leur confiance absolue. Pourtant, ça n’était pas gagné d’avance.

C’est à Jacques que je dois tout. Sans lui, j’aurais connu la rue, la tôle, la came aussi sans doute.

Drôle de type tout de même !

Ils ne sont pas nombreux les gens comme lui, qui, plutôt que d’expédier une petite voleuse en prison, lui proposent un job d’enfer.

Je me souviens de son regard amusé quand il m’a surprise, la main dans le sac, en plein milieu de son salon. J’avais dix-sept ans et quelques coups réussis à mon actif. Cette fois-là, j’avais visé trop haut.

Je ne me suis pas démontée, je l’ai toisé et je lui ai affirmé tout de go que son système de sécurité était nul. Il a souri, m’a offert à boire et m’a interrogée longuement en me promettant de passer l’éponge si j’étais sincère. Je l’ai été.

Il a voulu tout savoir, ma famille très honorable, maman pute et papa barré avant ma naissance, mes études pas terribles dans un lycée de banlieue, enfin moi et mes fâcheuses habitudes de m’infiltrer de nuit chez les bourgeois fortunés.

Il a souhaité connaître les petites ruses qui me permettaient de rentrer dans ces immeubles huppés. Mon culot et ma grande facilité d’adaptation l’ont épaté. Il m’a alors fait une proposition qui a bouleversé le cours de mon existence.

Je l’entends encore m’affirmer qu’il ne me balancerait pas à la police à une seule condition. Quand je lui ai demandé laquelle avec déjà en tête l’idée de le rouler, il a ri et m’a invitée à le suivre dans son bureau. Là, il a ouvert une armoire et m’a montré le système de vidéo surveillance. J’ai moyennement apprécié de me voir en gros plan et en flagrant délit.

Quand sa proposition est tombée, j’ai cru à une mauvaise blague. Il voulait que je lui rapporte mon bac avec mention. Je ne me souviens pas avoir eu un tel fou rire de ma vie. Il a attendu que j’arrête de me gondoler sur son canapé, puis il m’a prévenue qu’il ne plaisantait pas et qu’il entendait que je vienne chaque semaine chez lui pour réviser plutôt que d’escamoter les affaires des autres.

J’étais coincée. J’ai promis et j’ai tenu parole. Le samedi suivant, j’ai sonné à sa porte. Une femme blonde magnifique m’a ouvert. Éléonore Duivel s’attendait visiblement à me trouver sur son paillasson. Elle m’a conduite à son mari et j’ai découvert avec consternation le prix de sa vengeance : un professeur, rien que pour moi. Jacques jubilait de me voir complètement dégoûtée.

C’était donnant, donnant !

Soit le prof et le bac, soit la tôle. J’ai choisi le prof.

C’est à ce moment-là aussi que j’ai fait la connaissance d’Alexis, le fils de la maison. Il était alors un adolescent perturbé, lui et moi nous regardions en chiens de faïence. Il n’approuvait pas son père et moi, je le trouvais trop bizarre. Il a fallu longtemps avant qu’on s’apprécie.

Le bac, je l’ai eu cinq mois plus tard et avec mention très bien. Je pensais clouer le bec de Jacques en allant déposer mes résultats sur son bureau, il les avait déjà. J’avais appris à le connaître, j’ai vu qu’il était heureux. J’en ai éprouvé une vive émotion en songeant que ma propre mère n’en avait rien eu à faire.

Jacques a débouché une bouteille de champagne, Éléonore et Alexis sont venus fêter ça avec nous. Je me suis enfin sentie fière de moi. Jacques m’a demandé ensuite ce que je comptais faire comme études, je n’en savais rien. Je n’avais même pas cru pouvoir obtenir le diplôme auquel il m’avait contrainte.

Il m’a alors prise à part et m’a tout révélé d’un coup au sujet de la Société. Stupéfaite, je l’ai écouté me raconter comment cette organisation secrète avait été constituée par Henri Valmur avec l’aide de quelques amis. Il a néanmoins usé de quelques précautions de langage pour m’expliquer que son but était d’offrir à ses membres le plaisir sous toutes ses formes, à commencer par le sexe.

Devant ses hésitations, je l’ai rassuré sur ma virginité depuis longtemps perdue. Il m’a regardée avec insistance en réclamant de savoir ce que je qualifiais de « longtemps ». Je lui ai donc raconté ce que je n’avais dit à personne avant lui, comment maman ramenait des hommes à la maison pour payer le loyer et comment l’un d’eux a fini par me préférer à elle. J’avais à peine quinze ans.

Jacques s’est décomposé, il a posé une main sur mon épaule et m’a demandé si je lui faisais confiance. Entre nous était née une amitié, certes peu conventionnelle, mais une amitié réelle et sincère. J’ai répondu oui et j’ai voulu savoir la suite.

En tant que président de la Société, Jacques avait plusieurs objectifs. Le premier était de préserver à tout prix la sécurité du réseau. Quant au second, il s’agissait d’acquérir des compétences, des capitaux ou des appuis solides en cas de problème. À ce titre, il espérait convertir certaines personnes à la philosophie d’Henri Valmur en les attirant dans les rangs de l’organisation. Bien entendu, tout cela passait par une identification parfaite de ces nouveaux membres. Il fallait alors fouiller dans les moindres recoins de leur vie, tout connaître de leurs habitudes, de leur patrimoine, de leur famille, consigner chaque détail dans des rapports remis en mains propres au président. Jusque-là, une enquête succincte suffisait, mais l’influence grandissante de la Société exigeait plus de prudence.

Au regard qu’il a posé sur moi, j’ai immédiatement compris ce qu’il envisageait. Le contrat était limpide et j’ai dit oui sans hésiter. Ce job était fait pour moi. Je suis devenue ce qu’il appelait par boutade « la gardienne de l’oméga ». J’ai ri, mais je n’en menais pas large.

Dès lors, tout a changé radicalement. Sans un regret, j’ai quitté ma mère pour un petit appartement que Jacques a mis à ma disposition. Durant plusieurs mois, il a veillé à ce que je reçoive une éducation parfaite me permettant de m’immiscer dans n’importe quel milieu social, y compris le plus guindé. J’ai appris à parler convenablement, à marcher sur des talons vertigineux, à porter des vêtements de haute couture, à me tenir à table, à conduire aussi quand mes dix-huit ans tout neufs me l’ont autorisé.

Mon mentor n’a eu de cesse que je devienne incollable sur l’actualité financière, économique, vérifiant constamment si je me maintenais au courant. J’ai écumé les musées, les expositions, les salles de concert, j’ai subi des heures de stage dans la banque d’un de ses amis. Je me suis épuisée devant des écrans d’ordinateur dont la seule vue, à la fin, me donnait la migraine. L’unique chose dont je ne me suis jamais plainte, c’était le karaté. Jacques tenait à ce que ma condition physique soit aussi parfaite que mon éducation.

Sur un plan plus personnel et féminin, c’est Éléonore qui a comblé mes lacunes. Douce et compréhensive, elle a fait de moi une vraie femme, m’apprenant à me faire jolie, m’entraînant avec elle chez Bertrand, Jill et Madame Jeanne. Petit à petit, j’ai découvert en elle quelqu’un de très différent de l’image qu’elle donne.

Sous son apparence très digne et discrète, elle recèle une redoutable maîtresse à la sensualité torride. J’ai enregistré sa façon d’être, de paraître. Elle a été mon modèle, sans aucun doute, même si mon caractère me porte à être moins effacée qu’elle. En tout état de cause, elle a rempli auprès de moi le rôle que ma mère n’a jamais tenu.

Ainsi, logée, nourrie, veillée, entourée et payée chaque mois juste pour apprendre, j’ai gagné en assurance. En tour de poitrine aussi ! Jacques s’amusait de me voir grandir encore, il me qualifiait en plaisantant de « créature ».

Alexis, quant à lui, ne savait rien. Du moins, c’était ce que pensaient ses parents. Il a découvert officiellement mes fonctions bien plus tard, en devenant à son tour membre de la Société. Il m’a alors avoué qu’il s’en doutait depuis longtemps.

Jacques ne m’a présentée à Paul Peyriac que lorsque j’ai été tout à fait prête. Il valait mieux. Tandis qu’il exposait son projet, je me sentais soupesée par le regard glacial de l’ancien éditeur. Je m’attendais à ce qu’il dise non, à ce qu’il me renvoie sans aucune concession. Au lieu de ça, Paul a écouté jusqu’au bout, puis il m’a invitée à déjeuner en tête à tête.

Il a choisi un des plus grands restaurants de Paris, a commandé des plats raffinés et des bouteilles prestigieuses. Nous avons parlé littérature, philosophie, histoire et sexe bien sûr. Il m’a observée me débattre avec les huîtres et l’aile de raie, il a attendu mon verdict sur le vin blanc. J’avais l’impression de passer un examen devant un jury impitoyable. Ce n’est qu’au moment du café qu’il a croisé les doigts sous son menton en me regardant d’un air nettement plus gentil. Il m’a alors souhaité la bienvenue parmi eux. J’ai su ainsi que j’étais pleinement acceptée et j’ai pu commencer ma mission.

Depuis, les choses ont un peu changé. Avec l’accord unanime du conseil d’administration, Alexis a pris la vice-présidence de la Société quand son père s’est implanté à New York. L’adolescent bizarre est devenu un homme sûr de lui, formidablement séduisant et à présent marié à Mickaëlla, la veuve d’Henri Valmur. Sous son impulsion enthousiaste et dynamique, le nombre d’adhérents et les services proposés ont considérablement augmenté.

Jacques, quant à lui, a réussi à mettre sur pied un début d’organisation de l’autre côté de l’Atlantique. Il y applique de pareilles mesures de sécurité. Je reste cependant la seule et unique gardienne de l’oméga. Je suis son espionne et son bras armé. Hormis Paul Peyriac et la famille Duivel, personne ne sait mon identité réelle ni mes fonctions. À l’inverse, moi je connais tous les membres. Aucun d’entre eux n’a de secrets pour moi, je les ai tous étudiés, observés, suivis, décortiqués, volés même parfois.

Par mesure de sécurité, il est rarement arrivé que nous soyons ainsi réunis tous les six. Les Duivel tout comme Paul Peyriac ont toujours scrupuleusement respecté la plus grande discrétion. S’ils m’invitent à venir les rejoindre ici, à cette heure tardive, c’est qu’il y a problème.


 
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Publié par le 23 avril 2013 dans La gardienne de l'Omega

 

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